Décembre 1995 – Le prisonnier Philippe MAURICE soutient sa thèse

Crédit Le Dauphiné : https://www.ledauphine.com/isere-sud/2011/09/17/maurice-la-tete-sur-les-epaules

Après plusieurs ennuis avec la justice française, le prisonnier Philippe MAURICE qui avait pourtant été condamné à une peine de mort le 28 octobre 1980, fut gracié par le président François MITTERRAND le 25 mai 1981. En effet, l’une des promesses de campagnes de François MITTERRAND était l’abolition de la peine de mort, c’est ainsi que Philippe MAURICE a pu être gracié 4 jours après l’investiture du nouveau président. Cependant, cette première peine abrogée ne lui permit pas de sortir de prison, car elle fut remplacée par la réclusion criminelle à perpétuité.

C’est durant sa peine qu’il décide de reprendre ses études et ainsi de mettre à profit ses années de prison. C’est après quelques difficultés avec l’administration pénitentiaire puis ses premiers cours à Paris et à Yzeures-sur-Creuse, qu’il parvient finalement à réaliser un DEUG et une licence d’histoire à l’université de Tours. Pour terminer son cursus, il réalisa en décembre 1995 sa thèse « La famille au Gévaudan à la fin du Moyen-Age » avec la permission exceptionnelle de passer sa soutenance dans les locaux de l’université de Tours. Quelques temps après sa soutenance, il publia sa thèse sous forme de livre « La famille en Gévaudan au XVème siècle, 1380-1483 » (Paris, Publications de la Sorbonne, 1998). C’est ainsi que Philippe MAURICE devint un spécialiste médiéviste.

Après l’obtention de sa thèse, il passa encore 5 années en prison suite à différents désaccords par rapport à sa demande de libération avant d’obtenir finalement, le 8 mars 2000, sa libération conditionnelle. Il obtenu cette libération avec l’aide de ces directeurs de thèse et de l’appui de différents universitaires ayant plaidé en sa faveur. A sa sortie de prison, il devient attaché de recherche dans un laboratoire d’archéologie à Caen puis post-doc en obtenant une bourse de la Région Centre l’année suivante. Il obtient par la suite un CDI comme chargé de recherches au CIRAD (Centre de coopération Internationale de Recherches Agronomiques et de Développement) affecté au CRH (EHESS-CNRS).

 

2015-06_article_Philippe-Maurice

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


CAPTCHA Image
Reload Image