9 mai 2012 – Mise en service du DATA CENTER et de la Direction des systèmes informatiques (DSI) sur le site Plat d’étain

D’une salle machines dans un préfabriqué à un DATACENTER !

A partir des années 70, la faculté des Sciences se dotent de mini-ordinateurs pour les enseignants-chercheurs en appui à leurs travaux de recherche ou à l’enseignement du calcul numérique.

Les programmes sont développés en assembleur ou en fortran, puis saisis sur des cartes perforées (1 ligne de code par carte).

Les matériels sont hébergés dans un préfabriqué du site Grandmont dans le bâtiment D. Gérard MICHEL est recruté pour l’administration et l’exploitation de ces matériels. Les utilisateurs apportent leur collection de cartes. Ces cartes sont lues et vérifiées, et tant qu’une erreur subsiste, le programme n’est pas exécuté.

Comme dans chaque région, un service interuniversitaire fédère les activités informatiques pour la recherche et la gestion ; il se nomme Centre interuniversitaire de calcul en Région Centre (CICRC) et est basé à Orléans.

Des mini-ordinateurs sont installés à Tours, un système pour la gestion, un autre pour la recherche.

Les premières applications de gestion sont déployées :

  • SCOLAR pour les inscriptions administratives
  • GFC pour la gestion financière et comptable.

Les gestionnaires travaillent à partir de terminaux passifs connectés sur un réseau à faible débit (entre 1200 et 9600 b/s).

En 1986, l’université de Tours décide de prendre son autonomie et de renforcer son service informatique. Le service est alors composé de 6 personnels techniques et des agents en contrat emploi et solidarité (CES).

Ces derniers sont chargés de la gestion des ateliers informatiques pour tous (IPT) et de l’exploitation des matériels. Ils travaillent notamment le samedi matin pour effectuer la sauvegarde des données sur disque amovible.

Le débit des liaisons entre Grandmont et les autres sites est augmenté. Les modems bas débit sont remplacés par des multiplexeurs plus performants. La question du câblage des bâtiments est posée. Jean Germain en fin de mandat demande à ce que soit réalisée une étude de faisabilité.

Cette étude aboutit à la conclusion qu’il devient indispensable de câbler l’ensemble des bâtiments. Le Président Henry MOURAY et son équipe obtiennent le financement de l’opération, et durant l’été 1996, 3 entreprises réalisent le câblage des bâtiments.

Sur chaque site, un local technique de site est créé, sur lequel aboutit une liaison avec le site Grandmont. Dans chaque bâtiment, un local technique est relié au local technique de site en fibre optique. Enfin si le bâtiment est grand, des locaux techniques d’étage sont créés pour assurer la distribution des salles et bureaux en paires torsadées.

Ce projet ambitieux est une réussite. Il offre aux utilisateurs des conditions d’accès satisfaisantes aux mini-ordinateurs en local, mais aussi aux ressources des grands organismes de recherche.

Au niveau national, le GIP RENATER (réseau national des télécommunications pour le technologie, l’enseignement et la recherche) est constitué en 1993.

Il met en œuvre des liaisons permettant des échanges entre les équipes de recherche et leurs partenaires nationaux et internationaux. Un réseau en étoile est construit vers un nœud régional dans chaque région. Pour la région Centre, le nœud est créé à Orléans. Il appartient à chaque région de financer un maillage desservant chaque site des organismes de recherche (une quinzaine de sites pour l’université de Tours). L’université adhère à une association, RENACENTRE, au côté de l’université d’Orléans, le CNRS, l’INRA, l’IRD… afin de dialoguer avec la Région pour mettre en œuvre et faire évoluer ce réseau régional. Dans un premier temps, la Région finance intégralement les coûts opérateur.

De nouveaux serveurs sous système d’exploitation UNIX sont installés.

Ces infrastructures performantes permettent l’installation de nouvelles applications, NABUCO pour les finances, APOGEE pour la scolarité et HARPEGE pour la gestion des personnels.

Les terminaux passifs sont remplacés par des micro-ordinateurs dans une architecture client-serveur.

Un serveur de marque DIGITAL est mis à la disposition des chercheurs. Un nouveau système téléphonique s’appuyant sur le réseau est installé.

L’ensemble de ces équipements sont performants, mais il est nécessaire de les héberger dans un environnement fiable. Il faut notamment climatiser la « salle machines » 24h/24 et 7j/7.

Les climatiseurs sont dupliqués. L’achat de ces matériels non évolutifs étant fait pour une dizaine d’années, il est nécessaire de les sur-dimensionner lors de la commande initiale afin de prendre en compte les évolutions à venir.

Malgré cela, pendant les périodes de forte chaleur, surviennent des pannes, les personnels interviennent (bénévolement) jour et nuit pour arrêter les serveurs. Certains se souviennent encore de la location d’un climatiseur pour protéger les serveurs le temps d’un week-end.

Lors des visites de sécurité, le colonel des pompiers fait remarquer que les ressources informatiques de l’université ne sont pas convenablement protégées malgré les différents contrats de maintenance et de surveillance. Mais comment obtenir le financement d’un hébergement dans un bâtiment en dur ?

Depuis les années 90, un projet de déménagement de la Présidence et des Services Centraux est régulièrement évoqué afin de libérer des espaces sur le site des Tanneurs.

Plusieurs pistes sont explorées : le site du Sanitas, le site Loire. Des services s’installent sur différents sites (Béranger, Anatole France, des appartements). Cette dispersion complique les relations entre les services.

En 2010, un projet se concrétise, la Présidence et les services centraux vont déménager vers l’ancienne caserne Beaumont, rue du Plat d’étain. La Présidence accepte d’intégrer au projet la construction d’un DATA CENTER qui aura la capacité d’héberger de façon réellement sécurisée les infrastructures informatiques de l’Université. Les personnels et les matériels de la DSI seront installés au bâtiment C du futur site Plat d’étain.

L’appel d’offres pour la réhabilitation du site est lancé. Fin 2010, la Mairie de Tours décide de faire une rue à la place des bâtiments B et C. Rapidement un nouveau cahier des charges est élaboré. La DSI s’installera au bâtiment D. A la place de la scène de l’amphithéâtre, deux étages seront construits, le DATACENTER doit être construit à l’étage, le site étant en zone inondable.

Après les travaux de gros œuvre, Module-IT construit le DATA CENTER en 3 mois. Les infrastructures réseau sont construites. Il reste à préparer le déménagement des serveurs en veillant à ne pas interrompre les activités des utilisateurs. Un arrêt au mois d’avril n’est pas envisageable car c’est une période de révision pour les étudiants. Aussi un choix de virtualisation des serveurs va permettre une migration progressive (à chaud sans arrêt) et sans impact pour les utilisateurs.

Le 9 mai 2012, c’est l’installation officielle de la direction des systèmes informatiques au Plat d’étain aux côté du DATA CENTER.

Depuis ce jour, ce data center n’a été arrêté qu’une seule fois, le jour de l’arrivée de M LE BRIS.

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