8 mars 1983 – Une élection exceptionnelle à la tête de l’UFR Arts et Sciences humaines

Maurice SARTRE, doyen de l’UFR Arts et Sciences humaines, décida de démissionner au début de l’année 1983 suite à un désaccord avec son équipe par rapport à un budget. En l’absence de candidat, soutenue par le syndicat SGEN-CFDT, siégeant au conseil d’UFR en tant que représentante des personnels, Danièle GUILLAUME fut encouragée à déposer sa candidature. Elle fut élu doyenne le 8 mars 1983.

Cette élection est rentrée dans les annales, car elle est absolument unique en France. En effet, c’est la première (et la seule) fois dans l’histoire de l’université française qu’un personnel administratif accède au poste de direction d’une UFR. Danièle GUILLAUME fut en outre la première femme à accéder à cette responsabilité à l’université de Tours. Cependant, si elle fut élue le 8 mars 1983, elle ne prit ses fonctions que le 1er octobre 1983 pour 3 années de mandat. Même si son mandat se déroula très bien, elle ne souhaita pas se représenter pour un second mandat.

Cette élection exceptionnelle créa des remous qui montèrent jusqu’au Ministère. Pour éviter que ce cas de figure ne se reproduise, la loi Faure fut modifiée concernant les modalités d’accès à la fonction de doyen(ne) d’une UFR, réservant désormais ce poste aux enseignants.

Portrait de Danièle GUILLAUME

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