5-9 juillet 2004 – XVIIe congrès international des sociologues de langue française à Tours

Du 5 au 9 juillet 2004, le XVIIe Congrès International des sociologues de langue française (AISLF) s’est tenu à Tours. Quinze ans après, sa thématique  L’individu social : autres réalités, autre sociologie ? est toujours d’actualité.

Ce congrès a largement contribué à la visibilité et la notoriété de l’Université de Tours.

Pendant  5 jours, plus de 1300 congressistes venus d’une trentaine de pays différents participèrent à ses travaux et ses évènements conviviaux.

Au-delà de l’importance scientifique d’une telle rencontre et de son apport à la connaissance de nos sociétés, ce congrès fut exemplaire pour plusieurs raisons.

D’abord par la création de synergies au sein de notre université : coopération entre la Présidence, la Vice-présidence Recherche, les services de l’audio-visuel et différentes composantes de l’université  (MSH,  Equipe VST, Laboratoire CITERES). Coopération  structurée par les échanges entre l’UFR Arts et sciences humaines (le département de Sociologie) et l’IUT (TC2A, Carrières sociales « actifs » et « retraités », information/communication, services  de la comptabilité qui assurèrent tout l’aspect financier du congrès, y compris les bourses obtenues et certaines inscriptions). Les étudiants (particulièrement ceux de l’école doctorale) ou des enseignants chercheurs de l’ensemble des UFR de l’Université assistèrent ou participèrent, dans une logique pluridisciplinaire, à différentes séances organisées par les nombreux groupes et comités  de recherches thématiques de l’AISLF qui en comptait 47. Des navettes et bus permettaient aux congressistes de circuler gratuitement entre les trois sites où se déroulaient les activités scientifiques : l’IUT (site Jean Luthier), les Tanneurs et Fromont.

Ce congrès fut aussi exemplaire par la mobilisation de nouveaux partenaires. Aux partenaires scientifiques « traditionnels », à la collaboration très efficace de la ville de Tours (sensible aux retombées économiques de la présence de plus d’un millier de congressistes, souvent accompagnés par des proches), du Conseil Général (qui ne s’appelait pas encore Départemental) et Régional, s’ajoutèrent les aides précieuses du CLOUS et du CROUS (fournitures de logements à de jeunes chercheurs internationaux, et proposition d’une restauration méridienne sur les sites où travaillaient les comités de recherche) et celles, moins habituelles, des syndicats de la boulangerie, de la charcuterie et d’InterLoire, qui, en offrant des dégustations de produits gastronomiques et de vins locaux et régionaux, contribuèrent à la qualité de tous les buffets proposés chaque soir et certains midis.

Il faisait chaud en ce mois de Juillet 2004 à Tours ; les rives de la Loire, les pelouses de l’IUT, le  quartier des Halles et la place Plumereau accueillaient les discussions passionnées, informelles et fructueuses des congressistes à différents moments de la journée. Seul, un orage vint perturber, dans l’après-midi du 6 Juillet, ces moments constructeurs de réseaux et de complicités scientifiques… Mais, pour le plus grand soulagement des organisateurs, il prit fin vers 18h et permit la mise en place, dans les jardins du musée, d’un buffet somptueux qui reste dans la mémoire des membres de l’AISLF et des autres participants au même titre que celui qui accueillit, le lendemain,  plus de 1000 personnes dans le hall de la mairie, avant qu’un orchestre « déjanté » n’ouvre le « grand bal » à l’étage.

En terre Rabelaisienne, ce congrès fut une vraie fête, pour l’esprit, pour les papilles, pour la construction des liens sociaux. Son souvenir s’imbrique dans l’image de notre Université hospitalière et humaniste.

Affiche du congrès de sociologie de 2004

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