2 février 2005 – Création de la Fondation Planiol pour l’étude du cerveau (Fonds PLANIOL)

La Fondation Thérèse et René PLANIOL pour l’étude du cerveau a été reconnue établissement d’utilité publique par décret du 2 février 2005 :
Thérèse PLANIOL, Jean-Claude BESNARD et Léandre POURCELOT en sont les co-fondateurs (dossier de reconnaissance d’utilité publique, statuts, règlement intérieur, mise en place d’un conseil d’administration et d’un conseil scientifique).
La fondation PLANIOL soutient des projets de recherche sur le cerveau (autisme, maladies neurodégénératives, AVC, …), aide à la mobilité des jeunes chercheurs, et décerne un prix annuel jeune chercheur. Depuis sa création en 2005, la fondation PLANIOL a apporté près de 950 000 euros d’aide à la recherche (80 subventions) dont près d’un tiers pour des équipes de l’Université et du CHU de Tours.
Objets remarquables
Au décès de Mme PLANIOL (08/01/2014), la fondation Térèse et René PLANIOL pour l’étude du cerveau devient légataire universelle de Thérèse PLANIOL et reçoit en legs plusieurs biens dont le château de St Senoch à Varennes (37600) dans lequel se trouvaient des documents et des « objets remarquables » :
– une chaise-ascenseur mobile, crée par René PLANIOL, qui peut monter l’utilisateur jusqu’à environ cinq mètres et se déplacer le long des étagères de la bibliothèque du château.
un programmateur électromécanique, précurseur des ordinateurs, réalisé par René PLANIOL dans les années 1950-60. Ce programmateur avait pour but la gestion d’un broyeur sous vide destiné à produire un métal très pur en une seule opération à partir du minerai (broyage du minerai sous vide, injection de gaz (hydrogène, méthane, … dans la poudre ainsi obtenue, réduction par brûlage de la poudre).
Une convention a été établie avec le propriétaire actuel du château dans lequel se trouvent ces objets remarquables afin de les protéger et de les mettre en valeur.

Photo de gauche : Thérèse PLANIOL sur la chaise ascenseur / photo de droite : « Tissage » des circuits électriques du programmateur électromécanique par René PLANIOL

 

Photo de gauche : Fonctionnement du broyeur sous vide, vue générale / photo de droite : René PLANIOL, son broyeur et la pompe à vide

Fonds PLANIOL
Parmi les documents du legs de Thérèse PLANIOL se trouvent également :
les documents de travail, manuscrits et ouvrages publiés par le grand juriste Marcel PLANIOL (1853-1931), père de René PLANIOL, qui a réformé le droit civil français (premier tome paru en 1899). Un fonds Marcel PLANIOL, créé à l’Université de Rennes, où Marcel PLANIOL a été enseignant, a permis de regrouper tous ces documents et ouvrages.
– les documents de travail, plans, lettres, photographies et 1200 cahiers manuscrits de son fils René PLANIOL (1900-1978) ingénieur, 18 brevets. Il y décrit ses expériences de physique, le broyage sous vide, ses relations avec les grands scientifiques de l’Ecole Normale Supérieure (NEEL, BRILLOUIN, DE BROGLIE, LANGEVIN, …), la seconde guerre mondiale pendant laquelle il est aux Etats-Unis, ses rencontres avec Winston CHURCHILL, Albert EINSTEIN, Antoine de SAINT-EXUPERY, …
– les documents d’André PLANIOL, ingénieur (1893-1955), frère de René PLANIOL, 23 brevets. Il met au point le premier turbocompresseur et crée en 1938, avec J. SZYDLOWSKI, la société Turboméca (actuellement Safran). Pendant la seconde guerre mondiale il part aux Etats-Unis (1941) et collabore avec la société américaine Fairchild Engine & Airplane Corporation.

Carnets de René PLANIOL : description du programmateur électromécanique.

– les documents de Thérèse PLANIOL (1914-2014), épouse de René PLANIOL, une des plus grandes figures de la médecine nucléaire mondiale et présidente fondatrice de la Fondation PLANIOL évoquée ci-dessus.
Un fonds Thérèse et René PLANIOL destiné à regrouper et exploiter tous ces documents a été constitué à l’Université de Tours (bibliothèque Emile ARON).
 

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