14-16 novembre 1990 – Premier colloque de la Société Internationale des Études Giralduciennes (S.I.E.G.)

Le théâtre de Jean GIRAUDOUX (1882-1944)  avait « illuminé de ses feux la sombre cavité de l’entre-deux-guerres » (Claudel).  Du moins en France, car sa carrière internationale avait été brutalement interrompue en Europe centrale par l’arrivée d’HITLER, en Amérique par la guerre. Elle n’a véritablement commencé que dans les années 1950, déferlant sur l’Allemagne dénazifiée, l’Amérique, le Japon et, dans l’Europe de l’est, comme une hirondelle annonçant le printemps.

L’élection de Jacques BODY à la présidence de l’Université de Tours (1971) coïncida avec la fondation de l’Association des Amis de Jean GIRAUDOUX (AAJG), dont il fut le premier secrétaire et la cheville ouvrière. Il abrégea son mandat pour relancer ses recherches et pour étendre leur accueil dans les universités étrangères, avec l’aide d’un assistant puis maître-assistant, Guy TEISSIER (1938-2019), et aussi de Brett DAWSON et de Pierre d’ALMEIDA, professeurs de « prépa » du lycée Descartes.

Couverture du cahier Jean GIRAUDOUX n°20 sur l’acte de colloque de 1990 à Tours, édition GRASSET

            En 1990, l’idée s’imposa de fédérer les chercheurs du monde entier. Après le Théâtre complet (1982), Gallimard publiait le premier tome des Œuvres romanesques complètes, toujours sous la direction de Jacques BODY. Théâtre, roman : est-ce la même écriture ? Cette « problématique des genres » fut le thème du colloque fondateur de la Société Internationale des Études Giralducienne.s du 14 au 16 novembre, au cinquième étage de la B.U. des Tanneurs,  toute la planète en débattit: Belgique, Suisse, Danemark, Pologne, URSS, Syrie, Turquie, Canada, États-Unis, Brésil, Australie, Nouvelle Zélande, plus une dizaine d’universités françaises, sous le patronage de Jacqueline DE ROMILLY et de Jean d’ORMESSON et avec la participation effective de Jean-Louis CURTIS, tous trois de l’Académie française, et celle de Paul GUIMARD, le romancier des Choses de la vie, chargé de mission du Président de la République François MITTERRAND.

Dix-sept des participants venus de loin s’engouffrèrent ensuite dans un misérable autocar sans coffre à bagages pour deux jours d’errance sur les traces de GIRAUDOUX, avec nuitée à Bellac. Des amitiés fécondes se nouèrent, le rythme d’un colloque tous les deux ans, alternativement dans une université étrangère et dans une française, se maintint jusqu’en 2011. La SIEG fusionna alors avec les AAJG et prit le nom  d’Académie GIRAUDOUX. Les derniers colloques internationaux  ont eu lieu à Cluj-Napoca (2013), Aix-en-Provence (2016) et Bayonne (2018).

Les éditions Champion ont publié un Dictionnaire Jean GIRAUDOUX (2018, 2 vol., 1154 pages) dirigé principalement par André JOB et Sylviane COYAULT, avec Pierre d’ALMEIDA.  Jacques BODY y est cité, paraît-il, plus de trois mille fois.

Extrait du cahier Jean GIRAUDOUX

Un commentaire

  1. Leturcq Samuel dit :

    Ce fut en 1990, du 14 au 16 novembre 1990, qu’eut le premier colloque sur Jean GIRAUDOUX organisé par la SIEG, la Société Internationale des Etudes Giralduciennes, sous le patronage de Jacqueline de Romilly, Jean d’Ormesson, Alfred Grosser et Claude Roy. Cette société fut fondée la même année par Jacques BODY, le premier président de l’université de Tours et qui avait réalisé sa thèse sur les travaux de Jean GIRAUDOUX. Le colloque s’est appelé « Jean GIRAUDOUX et la problématique des genres ».

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