1972 – Naissance du laboratoire d’Archéométrie de Tours, une collaboration entre historiens et scientifiques

Le Laboratoire d’Archéométrie de l’Université de Tours était spécialisé dans les applications de la détection géophysique à l’exploration de sites archéologiques. L’existence de cette discipline à l’Université de Tours est née, en 1972, d’une collaboration entre historiens et scientifiques, Messieurs les Professeurs R. CHEVALLIER, L. FOUCHER, J. HENRY, Messieurs B. TOULIER, A. KERMORVANT, Ph DELAUNE chercheurs au ministère de la culture et à l’Université de Tours.

De 1982 à 2008, le Laboratoire a été dirigé par l’historien Maurice SARTRE. De 2009 à 2012, l’unité a été une composante de l’équipe de recherche CERMAHVA (Centre d’étude et de recherche des Mondes antiques, de l’histoire des villes et de l’alimentation).

Photo de gauche : 1974- Etude et réalisation d’un magnétomètre fluxgate. Automatisation  par  le premier micro-processeur de ce domaine (sciences humaines et physique) et adaptation de télémétrie laser. (avec une collaboration de l’Ecole Supérieure de Physique Chimie de Paris et de la Société Zeiss France). Développement innovant. / photo de droite : 1978- Système embarqué, premier micro-ordinateur et résistivimètre dans ce domaine et en France. Développement innovant.

Plus ou moins régulièrement selon les besoins et les idées de développements du laboratoire, une activité a été exercée dans les domaines techniques aussi différents et spécifiques que ceux de l’instrumentation électronique de détection, de systèmes et méthodes d’acquisition, de mémorisation, de traitement et d’exploitation de l’information géophysique. Plusieurs réalisations ont permis d’innover au plan national et international, notamment en matière de détection subaquatique et d’informatique embarquée.

Dans le cadre de l’archéologie en France métropolitaine et associé à des programmes de recherches archéologiques du Ministère Français des Affaires Etrangères (D.G.R.C.S.T), d’Universités et d’Ecoles Françaises et Etrangères, du CNRS, le laboratoire a effectué 161 missions sur des sites archéologiques en milieu rural, urbain et subaquatique : 65 sur le territoire national et 96 dans 19 pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique, des Antilles et d’Amérique du Sud. Des résultats de ces missions ont aussi servi de support scientifique et technique à 4 thèses doctorales (dont 1 espagnole) et 2 thèses d’ingénieur (dont 1 espagnole).

Le laboratoire s’est distingué à de nombreuses reprises par l’originalité de ses travaux et les découvertes archéologiques associées.

photo de gauche : 1987- Etude et conception d’un résistivimètre pour des applications à l’archéologie subaquatique. (avec une collaboration du Lycée Technique Grammont Tours, de l’Ecole polytechnique de la Rabida en Espagne et du CNRAS à Annecy). Développement innovant. / photo de droite : 2000- Recours à la tomographie électrique pour la recherche du tracé de la muraille islamique à Madrid. (Corim-Iris). Application inédite.

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